- Fracturé
- Méfiant
- Indisciplinaire
À propos
Que vaut la tête qui s’écrase sous une lumière qui ne s’éteint jamais est une pièce indisciplinaire qui met en scène les paradoxes de l’auto-préservation. Elle explore le « sale soin » qui nous pousse à survivre en devenant les expert·es des autres, au prix d’une vigilance obsessive et corrosive. Le texte, délirant et polyphonique, fait émerger des figures troubles du pouvoir-sur – psychiatres, propriétaires, médecins – à travers des fragments qui dessinent un espace saturé de méfiance. Apparaissent des personnages à l'humour insoutenable : victimes vengeresses, patientes compulsives, intrus·es dans un souper bourgeois, théoricien·nes déjanté·es. La pièce propose une traversée fragmentée où la langue se délinéarise et la scène devient un terrain d’urgence, de négociation et de joie trouble. Héritant de méthodologies issues de l'art performance, Que vaut la tête met en forme une incarnation poreuse.
Crédits
Texte, scénographie, mise en scène — Alegría Gobeil Interprète — Charles Voyer Conseil dramaturgique — JJ Houle Conception d’éclairage — Flavie Lemée
Bios
Alegría Gobeil développe une pratique ancrée dans une approche non-pathologisante de gestes perçus comme autodestructeurs ou invivables, en dialogue avec des perspectives critiques de la psychiatrisation. Son travail se déploie entre performance, écriture, exposition, ayant été présenté dans divers contextes au Québec, au Canada, en Europe et aux États-Unis. Son amitié avec les metteur·euses en scènes et interprètes Charles Voyer et JJ Houle, la scénographe Micha Morasse, la conceptrice d'éclairage Flavie Lemée et le directeur technique Guillaume Lafontaine-Moisan la poussent graduellement à reconnaître les possibilités théâtrales de son travail. Inspiré·es par les pratique indisciplinaire de chacun·e des membres de ce projet, nous explorons ensemble les zones poreuses entre arts visuels et vivants, développant des formes où l’écriture scénique s’hybride à l’héritage de la performance.





